
Stations sanitaires coloniales
Publié dans La Croix le 24 janvier 1935, cet article dresse un panorama comparatif des stations sanitaires coloniales françaises — de Dalat à Antsirabe, en passant par le Bockor au Cambodge. Le passage sur le Bockor, dix ans après l’inauguration de 1925, confirme que la station fonctionne bien : hôtel en ciment armé, électricité, eau potable, téléphone, service d’autocars quotidien. Un témoignage de presse métropolitaine rare sur la station.
Au Cambodge, les chaînes de montagnes dépassant l’altitude de 1 000 mètres au-dessus de laquelle le paludisme sévit avec moins d’intensité sont rares. Le Bockor, situé sur un plateau dans le massif de l’Éléphant, à quelques heures de Phnom-Penh, domine le golfe de Siam. L’administration y fit d’abord construire cinq pavillons en bois ; maintenant, un spacieux hôtel en ciment armé, dont la terrasse s’avance au ras d’une falaise à pic et d’où l’on jouit d’un panorama superbe, a été inauguré il y a quelques années. Le Bockor a aussi son éclairage électrique et sa distribution d’eau potable, et est relié à Phnom-Penh, à Saïgon, d’autres grandes villes par téléphone. Un service d’autocars assure quotidiennement ses communications avec la capitale cambodgienne.

La Croix, 24 janvier 1935















![#Bokor Palace Hotel and Casino in #Kampot on the opening morning, [1962], #Cambodia | © unknown](https://i.pinimg.com/564x/da/89/ce/da89ceb55a691534fe5e31a56bf9b89d.jpg)







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